Je ne sais pas ce qui résistera à l'hiver. Je m'aventure sur un drôle de chemin, je n'aime pas toujours ce que j'y rencontre. Les illusions mises à mal, les tâtonnements et les échecs. L'innocence est un vieux jouet cassé que je n'arrive pas à abandonner dans un coin. Je devrais me persuader que je n'en ai plus besoin.
Ça fait mal et ça fait se sentir vivant. Ce sentiment que la vie ne colle pas, que quelque chose cloche. Je le traque pourtant. Mais pas sans relâche car la peur est là. Je suis fatiguée.
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jeudi 7 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
Mélancolie
Elle s'est lovée au fond de ma poche comme une boule de poil. Pourquoi devrais-je arrêter de la caresser ? Elle est si douce. Je crois que c'est l'automne qui l'a fait revenir. Ou bien elle n'est jamais partie. De toute façon, elle sait qu'elle est ici chez elle et que je n'aurai pas le cœur à la chasser. Ça doit l'amuser de me faire pleurer, de sentir encore le pouvoir fascinant et douloureux qu'elle exerce sur moi. Je cultive à la perfection l'art du masochisme. A toujours courir après ce qui me manque. A me tenir sur la dernière colline dans la position d'un qui s'en va. C'est à toi que je parle dans la nuit de ma solitude. Mes mots se perdent et c'est pour cela qu'ils sont si beaux. Condamnés à l'oubli avant même d'être proférés. A quoi pourraient servir des mots que tu lirais ?
Je suis sentimentale, c'est trop bête. Tu peux dormir tranquille, tes mots à toi ne sont jamais perdus. Ils hantent ma nuit puisqu'ils parlent de nous. Ils ne peuvent rien dire d'autre. Ils sont tout ce qui reste alors je les chéris. Je croyais que je marchais, mais c'est peut-être juste que je tombe. L'air de rien. On ne vit qu'à travers le regard des autres. Autant de regards que de miroirs mais dans lequel suis-je vraiment moi ? Pas dans le tien en tout cas. Mais encore une fois, je feinte. Je déroule le tapis de ma mélancolie et je m'y vautre en l'habillant de jolis souvenirs. Je jette l'anathème sur des mots que je prends le soin de tisser, comme s'ils allaient me révéler des secrets jusque-là ignorés. Plus j'y pense et plus je suis sûre que je n'ai de certitude sur rien.
Je suis sentimentale, c'est trop bête. Tu peux dormir tranquille, tes mots à toi ne sont jamais perdus. Ils hantent ma nuit puisqu'ils parlent de nous. Ils ne peuvent rien dire d'autre. Ils sont tout ce qui reste alors je les chéris. Je croyais que je marchais, mais c'est peut-être juste que je tombe. L'air de rien. On ne vit qu'à travers le regard des autres. Autant de regards que de miroirs mais dans lequel suis-je vraiment moi ? Pas dans le tien en tout cas. Mais encore une fois, je feinte. Je déroule le tapis de ma mélancolie et je m'y vautre en l'habillant de jolis souvenirs. Je jette l'anathème sur des mots que je prends le soin de tisser, comme s'ils allaient me révéler des secrets jusque-là ignorés. Plus j'y pense et plus je suis sûre que je n'ai de certitude sur rien.
mardi 11 juin 2013
Aucun express
Je ne sais pas pourquoi il y a des moments où tu me manques. Comme des éclats de toi qui font mal, un rendez-vous qui n'aura jamais lieu, une mélodie qui fait remonter les souvenirs et donne envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi c'est aussi fugace et douloureux. Un point de côté tenace, un mal insidieux. Cela fait pourtant un moment que tu n'es plus là et les choses, petit à petit, ont repris leur place. Aujourd'hui, j'ai rangé l'appartement, fait un peu de ménage dans ma tête. Juste un peu. Tu as remarqué, si l'on n'y prend pas garde, qu'il y a toujours une petite place pour le désordre ? Il guette le moindre de nos faux pas et dès qu'il peut, il s'installe. Je travaille à lutter contre. Juste un peu. Pour éviter de me laisser submerger. Je crois que je te pleure parce que maintenant je peux me passer de toi. Je t'avais dit cela, un jour, je me souviens : "Je sais que je m'en remettrai, il le faudra bien, et c'est sans doute ça qui est le plus triste, que je puisse m'en remettre un jour".
Je suis en deuil de moi-même. Je ne sais plus dans quels mots me retrouver, parfois c'est seulement que tout me fait mal. Cette énorme désillusion qui me tombe sur les épaules comme une chape de plomb. Et toi qui n'es déjà plus qu'un pronom porteur d'affects douloureux. Un pronom qui change de substance, non sans peine, tout comme moi d'ailleurs.
J'ai la tête un peu trop pleine de pensées insensées qui m'abîment quand je ne sais plus à quel saint me vouer. Alors je les déverse là. Juste un peu. Le vent les portera.
Il faut que j'arrête d'importuner autrui avec mon mal-être. Il n'est personne pour l'entendre ou si peu. Mes mots sont comme des oiseaux blessés dont on aurait tordu les ailes. Ils essaient quand même de s'envoler, ils me font de la peine.
Je suis en deuil de moi-même. Je ne sais plus dans quels mots me retrouver, parfois c'est seulement que tout me fait mal. Cette énorme désillusion qui me tombe sur les épaules comme une chape de plomb. Et toi qui n'es déjà plus qu'un pronom porteur d'affects douloureux. Un pronom qui change de substance, non sans peine, tout comme moi d'ailleurs.
J'ai la tête un peu trop pleine de pensées insensées qui m'abîment quand je ne sais plus à quel saint me vouer. Alors je les déverse là. Juste un peu. Le vent les portera.
Il faut que j'arrête d'importuner autrui avec mon mal-être. Il n'est personne pour l'entendre ou si peu. Mes mots sont comme des oiseaux blessés dont on aurait tordu les ailes. Ils essaient quand même de s'envoler, ils me font de la peine.
lundi 10 juin 2013
Dégriser
Une longue semaine de vide, un peu à côté de la plaque et du monde qui continue de tourner autour, sans moi. Sensation de déjà-vu : un peu triste, un peu mal ; très triste, très mal. Le gouffre à mes pieds, l'envie de se pencher, tomber. Pas forcément se relever. Une fois à terre, on ne peut pas tomber plus bas. Fluctuer au rythme des marées, quelques trouées de lumière dans le noir. Quelques mots attrapés de ci, de là, comme si on pouvait s'y raccrocher. Mais ça part dans tous les sens, ça s'effiloche et retour à la case départ. Si seulement... S'en aller très loin et ne plus pouvoir, surtout ne plus vouloir revenir. Mes traces de pas s'effacent derrière moi. Petit Poucet deviendra grand, plus besoin de cailloux, plutôt crever que traîner encore le baluchon usé des souvenirs et des larmes. Se traîner, toujours condamné à s'encombrer de soi. Pour rien. Je comprends, je crois, ce que l'on cherche désespérément dans l'amour. Le désir de se perdre dans l'autre, en échange le laisser prendre toute la place, pour s'oublier encore un peu, le temps que ça durera.
mercredi 29 mai 2013
Tunnel
Les journées se suivent et se ressemblent. C'est un océan gris, on le voudrait changeant et scintillant mais les vagues charrient une écume jaunâtre et des algues visqueuses. Une accalmie furtive, un rayon de soleil entre deux nuages, nous donne l'espoir que peut-être, demain sera un plus beau jour. Mais les vagues reviennent, encore et toujours, de plus en plus menaçantes. Elles creusent un sillon inquiétant qui vient se placer entre nous et l'océan. L'horizon devient un peu plus inaccessible et le regard qui se perd au large ne peut plus rêver. Alors on oublie peu à peu les aspirations qui hier encore suffisaient à nous envoler. Au loin se perdaient nos désirs, de là viennent s'échouer nos désillusions. Le frêle esquif n'aura dansé sur les flots qu'un court instant. Il reviendra au port un peu plus déboussolé et n'attendant plus qu'une chose : caresser de nouveau l'abîme qu'il a jadis effleuré.
jeudi 20 septembre 2012
Comptine du soir
Si l'on s'en allait vers la lune
Peut-être qu'on y arriverait
La route est longue, la nuit est brune
Tu y croirais, ça marcherait
Si l'on creusait de petits trous
Pour enfouir nos rêves les plus fous
Peut-être qu'ils s'enracineraient
Si quand on voulait, on pouvait
Le chemin serpente, il paraît
Qu'on peut se perdre à tout jamais
Jeu d'ombres je doute et je tombe
Le soleil aveugle me plombe
Petit oiseau qui bat de l'aile
C'est sûr que tu planes moins haut
Mais le monde n'est-il pas plus beau
Quand tu voles de tes propres ailes ?
11.06.2012
Peut-être qu'on y arriverait
La route est longue, la nuit est brune
Tu y croirais, ça marcherait
Si l'on creusait de petits trous
Pour enfouir nos rêves les plus fous
Peut-être qu'ils s'enracineraient
Si quand on voulait, on pouvait
Le chemin serpente, il paraît
Qu'on peut se perdre à tout jamais
Jeu d'ombres je doute et je tombe
Le soleil aveugle me plombe
Petit oiseau qui bat de l'aile
C'est sûr que tu planes moins haut
Mais le monde n'est-il pas plus beau
Quand tu voles de tes propres ailes ?
11.06.2012
dimanche 12 août 2012
Gone away
Pieds nus j'avance dans la poussière
Du chemin qui doucement m'éloigne
De nos souvenirs. Je suis la mer
Ou j'imagine qu'elle m'accompagne
Les claquements brûlants du ressac
Retentiss(ent) encore comme un fouet
Sans me retourner, mon cœur à sac
Ressasse le mal et puis se tait
Jamais je ne comprendrai comment
On se remet de tant de douleur
Les vagues s'en viennent doucement
Et s'en vont quand sèchent mes pleurs
Ces notes-là résonnent encore
Est-ce toi qui me les as soufflées
Embrasée l'amertume dévore
Les braises que tu as ravivées
11.06.2012
Du chemin qui doucement m'éloigne
De nos souvenirs. Je suis la mer
Ou j'imagine qu'elle m'accompagne
Les claquements brûlants du ressac
Retentiss(ent) encore comme un fouet
Sans me retourner, mon cœur à sac
Ressasse le mal et puis se tait
Jamais je ne comprendrai comment
On se remet de tant de douleur
Les vagues s'en viennent doucement
Et s'en vont quand sèchent mes pleurs
Ces notes-là résonnent encore
Est-ce toi qui me les as soufflées
Embrasée l'amertume dévore
Les braises que tu as ravivées
11.06.2012
mardi 3 juillet 2012
Dans l'eau grise
Triste et lasse innocence
Mes lendemains perdus
Te font de l’œil, Enfance
Triste hélas et dolente
Mes idéaux déçus
Je les salue d'une main
Et cherche à raviver
Le souvenir des fins
Tu me dis que la mer
Efface ta mémoire
Ma vie, château de sable
Noyé dans la nuit noire
Affirme le contraire
Sous les vents peu amènes
Qui chaque soir m'entraînent
La vie m'enlève à toi
Cèdent enfin mes défenses
Quand disparaît le sens
Ma vie, château de sable
4.06.2012
Mes lendemains perdus
Te font de l’œil, Enfance
Triste hélas et dolente
Mes idéaux déçus
Je les salue d'une main
Et cherche à raviver
Le souvenir des fins
Tu me dis que la mer
Efface ta mémoire
Ma vie, château de sable
Noyé dans la nuit noire
Affirme le contraire
Sous les vents peu amènes
Qui chaque soir m'entraînent
La vie m'enlève à toi
Cèdent enfin mes défenses
Quand disparaît le sens
Ma vie, château de sable
4.06.2012
samedi 23 juin 2012
Sempiternellement
Je fais le geste d'effacer
L'usure du temps une fois
Les mots se délient et défont
L'amère bue jusqu'à la lie
La folie douce qui me lie
S'est écrasée sur le bitume
Sourire écarquillé sans dents
Cœur abîmé, tripes en berne
La lune cligne en attendant
D'une douleur bleu électrique
Le chat noir et mélancolique
Me fixe de son regard terne
Le ciel d'encre a noyé ma plume
Crissante et cisaillant les mots
S'habitue au goût métallique
De mon poème à fleur de sang
30.04.2012
L'usure du temps une fois
Les mots se délient et défont
L'amère bue jusqu'à la lie
La folie douce qui me lie
S'est écrasée sur le bitume
Sourire écarquillé sans dents
Cœur abîmé, tripes en berne
La lune cligne en attendant
D'une douleur bleu électrique
Le chat noir et mélancolique
Me fixe de son regard terne
Le ciel d'encre a noyé ma plume
Crissante et cisaillant les mots
S'habitue au goût métallique
De mon poème à fleur de sang
30.04.2012
vendredi 15 juin 2012
Rêver rance
Brise. La ligne ment
Des maux qui sang volent
Dérapée ma carcasse
Chut, en un vieux tas d'os.
Désarticulé je
M'amenuise effaçant
Le regret. Balourdise
Brise l'alignement
Des mots qui s'envolent
Et m'éloignent de toi
Imperturbablement
S'agonisent et me noient
Coquille au vent battant
Des volets de mon cœur
Vent d'hiver ballottant
Des volées de bois vert
Mon amour à la noix
Comme les mots semeurs
Égrenés se gangrènent
Comme les maux se meurt.
24.04.2012
Des maux qui sang volent
Dérapée ma carcasse
Chut, en un vieux tas d'os.
Désarticulé je
M'amenuise effaçant
Le regret. Balourdise
Brise l'alignement
Des mots qui s'envolent
Et m'éloignent de toi
Imperturbablement
S'agonisent et me noient
Coquille au vent battant
Des volets de mon cœur
Vent d'hiver ballottant
Des volées de bois vert
Mon amour à la noix
Comme les mots semeurs
Égrenés se gangrènent
Comme les maux se meurt.
24.04.2012
samedi 2 juin 2012
Vers quelle autre rive
-Prisonnier de l'écheveau des mots entortillés
Bien malin qui saura t'en libérer
A coups de rimes désordonnées
En vrac allonger sur le papier
Les fragments d'un souvenir
Qui déjà est en train de pourrir
-Je t'abandonne le soin de souffrir
Tu sais à quoi t'en tenir
Nous sommes quittes, mon cœur
Et je m'ennuie de ta douleur
Voudrais te frapper quand tu pleures
Il est temps d'aller voir ailleurs
-Il me paraît si loin le temps
Où j'avais l'illusion de vivre
Mais les mots qui me rendaient ivre
Où sont-ils enfuis à présent ?
-Ta nostalgie au rabais
Ne fait plus le poids face au vide
Renonce à ce rêve insipide
Garde pour d'autres ce couplet
-------------------------------------------------------
Puisque je ne comprends plus rien
C'est aussi bien que toi non plus
Je balaie d'un revers de main
Ce poème dont je ne veux plus.
24.04.2012
Bien malin qui saura t'en libérer
A coups de rimes désordonnées
En vrac allonger sur le papier
Les fragments d'un souvenir
Qui déjà est en train de pourrir
-Je t'abandonne le soin de souffrir
Tu sais à quoi t'en tenir
Nous sommes quittes, mon cœur
Et je m'ennuie de ta douleur
Voudrais te frapper quand tu pleures
Il est temps d'aller voir ailleurs
-Il me paraît si loin le temps
Où j'avais l'illusion de vivre
Mais les mots qui me rendaient ivre
Où sont-ils enfuis à présent ?
-Ta nostalgie au rabais
Ne fait plus le poids face au vide
Renonce à ce rêve insipide
Garde pour d'autres ce couplet
-------------------------------------------------------
Puisque je ne comprends plus rien
C'est aussi bien que toi non plus
Je balaie d'un revers de main
Ce poème dont je ne veux plus.
24.04.2012
jeudi 10 mai 2012
La mare aux souvenirs
J'ai pris dans une vieille armoire
Quelques souvenirs froissés
Lambeaux de lumière illusoires
Que j'ai tant chéris et aimés
Navigue à vue, matelot
De quoi demain sera-t-il fait ?
Au loin j'aperçois les falots
Est-ce le rivage que je cherchais ?
Une fois la tempête apaisée
Mer d'huile et pâle indifférence
Je ne pouvais imaginer
Que l'accalmie ruinait ma chance
Je me suis lancée sous la lune
A l'assaut vain de mes regrets
La quête annonce l'infortune
L'astre arbore un rictus mauvais
A l'ombre des nuits importunes
Patiente et lasse de souffrir
Attirée par la fosse brune
Je plonge dans la mare aux souvenirs
14.02.2012
Quelques souvenirs froissés
Lambeaux de lumière illusoires
Que j'ai tant chéris et aimés
Navigue à vue, matelot
De quoi demain sera-t-il fait ?
Au loin j'aperçois les falots
Est-ce le rivage que je cherchais ?
Une fois la tempête apaisée
Mer d'huile et pâle indifférence
Je ne pouvais imaginer
Que l'accalmie ruinait ma chance
Je me suis lancée sous la lune
A l'assaut vain de mes regrets
La quête annonce l'infortune
L'astre arbore un rictus mauvais
A l'ombre des nuits importunes
Patiente et lasse de souffrir
Attirée par la fosse brune
Je plonge dans la mare aux souvenirs
14.02.2012
lundi 7 mai 2012
Cache-cache
Quand la nuit estompe les contours
La trompeuse illusion
S'avance à pas de velours
Et brouille mon champ de vision
Telle une lune pâmée
Envoûtante et vaporeuse
Le doux parfum de l'été
Enivre la belle amoureuse
Les fragrances de l'oubli
S'étendent en doux flocons
Mais à l'ombre du souci
Fleurit la blanche émotion
Du rêve étourdi naît la page
Que je noircis au fil des jours
Pour y saisir, transie, l'image
Tremblotante de mon amour
13.02.2012
La trompeuse illusion
S'avance à pas de velours
Et brouille mon champ de vision
Telle une lune pâmée
Envoûtante et vaporeuse
Le doux parfum de l'été
Enivre la belle amoureuse
Les fragrances de l'oubli
S'étendent en doux flocons
Mais à l'ombre du souci
Fleurit la blanche émotion
Du rêve étourdi naît la page
Que je noircis au fil des jours
Pour y saisir, transie, l'image
Tremblotante de mon amour
13.02.2012
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