Vincent et Antoine se la jouent sosies de groupes mais ce n'est pas un job qui leur réussit. Nostalgiques des années 80, ils décident de se lancer dans une nouvelle aventure : remettre au goût du jour les chanteurs has been dont ils sont toujours fans. Malgré le manque d'enthousiasme que semble susciter leur projet, ils s'en vont à la rencontre de ceux qui ont marqué leurs jeunes années, bien décidés à faire de leur rêve une réalité.
Ce film ne restera pas dans les annales mais il a le mérite de nous donner ce qu'il promet, à savoir un bon divertissement sans prétentions. Le duo Anconina/Timsit fonctionne bien : ces personnages ont un potentiel sympathie plutôt élevé et deviennent vite attachants. Leur côté un peu trop naïf au début du film nous permet d'appréhender l'histoire sous le signe d'une gentille nostalgie. On va se moquer avec bienveillance mais on va aimer revoir des chanteurs passés de mode et réécouter leurs tubes. La troupe est assez disparate mais là encore, on sent une cohésion de groupe. Le film est consensuel mais sans en faire des tonnes. Et il y a quelques moments magiques comme la scène au restaurant de l'hôtel après le premier concert-fiasco où toute la salle finit par chanter et danser au rythme des tubes repris par les vieilles idoles. J'ai souri, j'ai chanté, je n'en attendais pas plus mais en tout cas, ça m'a bien fait marrer de revoir des chanteurs comme François Feldman ou Jean-Pierre Mader. Et puis il y a la fameuse histoire d'amitié entre nos deux héros, chamboulée par un succès que les deux ne gèrent pas de la même façon... Arriveront-ils à se réconcilier ? Le suspense doit rester intact, je me garderai donc bien de dévoiler la fin (mais elle n'est vraiment pas difficile à deviner^^).
jeudi 8 novembre 2012
mardi 6 novembre 2012
C'est quoi le bonheur ?
Je suis dans un état d'esprit étrange en ce moment, qui me fait un peu penser à un article que j'ai écrit il y a longtemps. Il y a des choses qui me tracassent mais j'ai envie de me laisser porter par les vagues de la vie qui depuis quelques mois m'entraînent vers des terres plus verdoyantes. Les vacances et le retour au bercail me font beaucoup de bien. Revoir les gens que j'aime et qui me comprennent, me promener au bord de la mer, arpenter les rues de Nantes pour faire du shopping en chouette compagnie, aller voir de bons films, découvrir de nouvelles séries, écouter Alexis HK, déguster un bon verre de muscat en mangeant du chocolat, grattouiller ma guitare, relire Belle du Seigneur... Que de nourritures spirituelles qui me rassasient suffisamment pour le moment. Je soigne ma soif d'idéal avec de petits bonheurs qui illuminent mon quotidien. J'ai envie de profiter des bonnes choses, d'apprécier de me sentir bien et surtout d'arrêter de me prendre la tête. Je m'en sors plutôt pas mal malgré quelques couacs. Je me rends compte qu'il n'est pas bon de toujours lorgner vers la lune alors je mets mon petit mouchoir sur mes soucis, je constate avec satisfaction qu'ils me plombent moins qu'ils n'ont pu le faire jadis. J'ai encore la vie devant moi et bien des jolis moments à savourer. Le chemin est pavé de désillusions mais il faut les prendre comme des passages obligés, c'est aussi de cette façon qu'on forge et qu'on affine notre perception de l'existence. Donc je continue à réfléchir intensément mais tout en goûtant à 200% les petits plaisirs qui se présentent à moi. Le bonheur, on ne le trouve pas en le plaçant entre les mains des autres qui ont déjà fort à faire avec le leur. On se le construit tout seul et après, c'est tant mieux si on peut le partager. Mais pas question d'assujettir un bien-être hypothétique à des prises de tête interminables. J'en ai terminé avec ça.
Je me sens bien. J'aime cette sensation. Il n'y a plus qu'à espérer que ça dure.
Et puisque je savoure en ce moment avec délice la poésie de l'écriture et la magie des mélodies d'Alexis HK, je termine avec une jolie miette de bonheur à se mettre sous la dent :
Je me sens bien. J'aime cette sensation. Il n'y a plus qu'à espérer que ça dure.
Et puisque je savoure en ce moment avec délice la poésie de l'écriture et la magie des mélodies d'Alexis HK, je termine avec une jolie miette de bonheur à se mettre sous la dent :
lundi 5 novembre 2012
Tim Burton - Frankenweenie
Frankenweenie est un court-métrage de jeunesse de Tim Burton. Vous pouvez le visionner en intégralité sur Dailymotion (il dure une trentaine de minutes). Je ne l'ai pas encore regardé en entier mais de ce que j'ai observé, le film d'animation qui vient de sortir sur nos écrans en est une adaptation strictement fidèle.
C'est l'histoire de Victor, un jeune garçon solitaire qui a pour seul ami son chien Sparky. Il faut préciser que Victor ne souffre absolument pas de la solitude, il fait des films avec son chien, il a son atelier ciné au grenier et il est parfaitement heureux ainsi. Ses parents s'inquiètent un peu et cherchent à le sociabiliser en lui faisant faire du baseball. Et lorsque Sparky se précipite en courant pour ramener la balle, il traverse la route et c'est le drame...
Sparky, c'est l'archétype du bon chien, le brave toutou attachant dont on ne met pas cinq minutes à tomber sous le charme. Il est gentil, il est drôle, il drague la chienne de la voisine (chienne qui porte le doux nom de Perséphone). Le film se déroule dans une atmosphère gentiment macabre, mais toujours teintée d'une poésie drôle et touchante. Quand Victor réussit à ramener Sparky à la vie par un soir d'orage, on n'imagine pas encore les conséquences que son geste aura...
J'ai passé un très bon moment, je suis bien rentrée dans l'histoire. Ça fonctionne bien parce que c'est très beau à regarder (le noir et blanc ajoute à l'esthétique du film), on touche à l'essence même de ce qui fait le charme de l'univers de Tim Burton. Après, je ne me fais pas d'illusion, c'est réussi et plein de fraîcheur parce que c'est une œuvre de jeunesse. Et comme d'habitude chez ce bon vieux Tim, on retrouve toujours les mêmes ingrédients : le rapport à la mort, une réflexion sur la tolérance face à celui qui est différent. Dans cette réécriture de Frakenstein sur le mode animalier, on trouvera aisément des références à Edward aux mains d'argent, à L'étrange Noël de Mr Jack et aux Noces funèbres. De quoi réjouir les puristes. Ça fait plaisir !
C'est l'histoire de Victor, un jeune garçon solitaire qui a pour seul ami son chien Sparky. Il faut préciser que Victor ne souffre absolument pas de la solitude, il fait des films avec son chien, il a son atelier ciné au grenier et il est parfaitement heureux ainsi. Ses parents s'inquiètent un peu et cherchent à le sociabiliser en lui faisant faire du baseball. Et lorsque Sparky se précipite en courant pour ramener la balle, il traverse la route et c'est le drame...
Sparky, c'est l'archétype du bon chien, le brave toutou attachant dont on ne met pas cinq minutes à tomber sous le charme. Il est gentil, il est drôle, il drague la chienne de la voisine (chienne qui porte le doux nom de Perséphone). Le film se déroule dans une atmosphère gentiment macabre, mais toujours teintée d'une poésie drôle et touchante. Quand Victor réussit à ramener Sparky à la vie par un soir d'orage, on n'imagine pas encore les conséquences que son geste aura...
J'ai passé un très bon moment, je suis bien rentrée dans l'histoire. Ça fonctionne bien parce que c'est très beau à regarder (le noir et blanc ajoute à l'esthétique du film), on touche à l'essence même de ce qui fait le charme de l'univers de Tim Burton. Après, je ne me fais pas d'illusion, c'est réussi et plein de fraîcheur parce que c'est une œuvre de jeunesse. Et comme d'habitude chez ce bon vieux Tim, on retrouve toujours les mêmes ingrédients : le rapport à la mort, une réflexion sur la tolérance face à celui qui est différent. Dans cette réécriture de Frakenstein sur le mode animalier, on trouvera aisément des références à Edward aux mains d'argent, à L'étrange Noël de Mr Jack et aux Noces funèbres. De quoi réjouir les puristes. Ça fait plaisir !
vendredi 2 novembre 2012
Skyfall
A priori, je ne suis pas particulièrement fan de James Bond : les gadgets à gogo, les courses-poursuites à 200 à l'heure et les belles filles, ça va bien deux minutes. J'ai dû voir tous les films avec Pierce Brosnan et ils m'avaient divertie vite fait mais sans plus. Du coup, j'ai laissé passer à la trappe ceux avec Daniel Craig parce que bon, j'avais décrété que James Bond, ce n'était définitivement pas ma tasse de thé. Et puis voilà Skyfall arrivé sur nos écrans. Réalisé par le talentueux Sam Mendes (American beauty, Les noces rebelles, Away we go), avec dans le rôle du méchant Javier Bardem. Un casting plutôt alléchant et des critiques enthousiastes qui achèvent de me convaincre d'y aller. Et maintenant, je dois sérieusement réviser mon jugement. Déjà, je suis tombée amoureuse de Daniel Craig. Certes, j'ai un faible pour les beaux garçons aux yeux bleus mais ce mec a un regard à tomber, d'un bleu qui est à peine humain.
Au-delà de l’attraction purement physique exercée par ce cher Daniel, le film a un scénario tout à fait compréhensible et très prenant. Le MI6 est la cible d'attaques cyber-terroristes qui visent M. Quand James Bond revient d'entre les morts (après avoir reçu une balle, tirée sur ordre de M, même si c'était l'adversaire de James qu'elle visait, ce n'était pas très gentil de sa part), on lui fait comprendre qu'il commence à se faire vieux et qu'il pourrait peut-être prendre sa retraite. C'est compter sans les ressources insoupçonnées de l'espion britannique qui est bien décidé à tirer cette histoire au clair. Il repart donc sur les traces de celui qui met en péril la vie d'espions secrets à travers le monde en révélant leur véritable identité. En plus de scènes d'action tout à fait mémorables, le film est d'une esthétique irréprochable. J'ai aimé que le scénario soit centré sur les personnages, mais tout en subtilité, sans faire de la psychologie de comptoir. Cela leur donne une certaine épaisseur et les rend d'autant plus intéressants. Ils doivent faire face à l'adversité mais ne dévient jamais de l'objectif qu'ils se sont fixés. Tout passe dans les regards, on touche à la sensibilité du héros qui ne s'exprime pas directement mais qui est très clairement perceptible. C'est terriblement efficace et passionnant. J'ai passé un beau et grand moment de cinéma.
Et ce qui ne gâche rien : la musique du générique interprétée par Adele et écrite spécialement pour le film est elle aussi géniale.
Au-delà de l’attraction purement physique exercée par ce cher Daniel, le film a un scénario tout à fait compréhensible et très prenant. Le MI6 est la cible d'attaques cyber-terroristes qui visent M. Quand James Bond revient d'entre les morts (après avoir reçu une balle, tirée sur ordre de M, même si c'était l'adversaire de James qu'elle visait, ce n'était pas très gentil de sa part), on lui fait comprendre qu'il commence à se faire vieux et qu'il pourrait peut-être prendre sa retraite. C'est compter sans les ressources insoupçonnées de l'espion britannique qui est bien décidé à tirer cette histoire au clair. Il repart donc sur les traces de celui qui met en péril la vie d'espions secrets à travers le monde en révélant leur véritable identité. En plus de scènes d'action tout à fait mémorables, le film est d'une esthétique irréprochable. J'ai aimé que le scénario soit centré sur les personnages, mais tout en subtilité, sans faire de la psychologie de comptoir. Cela leur donne une certaine épaisseur et les rend d'autant plus intéressants. Ils doivent faire face à l'adversité mais ne dévient jamais de l'objectif qu'ils se sont fixés. Tout passe dans les regards, on touche à la sensibilité du héros qui ne s'exprime pas directement mais qui est très clairement perceptible. C'est terriblement efficace et passionnant. J'ai passé un beau et grand moment de cinéma.
Et ce qui ne gâche rien : la musique du générique interprétée par Adele et écrite spécialement pour le film est elle aussi géniale.
mardi 30 octobre 2012
La vie, c'est des montagnes russes
Je crois que je n'ai jamais appréhendé avec autant d'acuité la complexité de la vie. Et ça ne me réjouit pas plus que ça. C'est passionnant, excitant et profondément désespérant. J'ai l'impression d'avoir beaucoup évolué durant ces derniers mois, d'apprendre à vivre davantage au jour le jour, à ne plus me prendre la tête pour des broutilles, à ne plus me laisser écraser par de menues contrariétés. Et pourtant, plus le temps passe, plus j'ai l'impression d'être un personnage de roman. Je ne sais pas si c'est parce que j'en ai lus trop mais je trouve qu'ils rendent sacrément bien compte de l'incomplétude de toutes choses. Je suis le seul personnage auquel j'ai pleinement accès mais comme je vis en interaction avec les autres et qu'ils ont une influence sur moi, je suis en perpétuelle évolution et je n'arrive jamais à me saisir telle que je suis. Je pressens la complexité de mon être sans pour autant réussir à la faire comprendre à autrui. De la même manière que je suis incapable de saisir dans toutes ses subtilités la densité d'un être qui n'est pas moi. Au mieux, je m'identifie à certains de ses comportements, je m'illusionne en me disant que je le comprends parce que dans telle ou telle situation, j'aurais agi comme lui. Et je fais l'erreur de l'appeler mon semblable. Mais l'autre est synonyme d'incomplétude. Il y a toujours une part d'opacité en chacun de nous. On le constate pour soi ; comment pourrait-on douter de son existence chez les autres ? Ce sont nos différences et notre incapacité à nous comprendre qui nous unissent dans la condition humaine.
La vie finira peut-être par avoir raison de mon optimisme. Le souverain bien n'existe pas et sa quête à corps perdu ne peut que me conduire de désillusion en désillusion. Du coup, je me demande d'où vient cette soif de vivre qui m'habite. Je me cogne à longueur de temps contre des murs, je suis comme un train lancé à pleine vitesse et qui s'en grise jusqu'au moment où, sans prévenir, je quitte les rails et me ramasse encore. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Certes, admettons. Mais je me sens encore si jeune et si enthousiaste et j'en ai marre que la vie essaie de m'abîmer. Je ne peux pas rester aveuglée par des idéaux impossibles à atteindre et je ne me sens pas pour autant prête à y renoncer. J'aimerais que les autres personnages soient à la hauteur de mes espérances, à la hauteur du potentiel que je crois percevoir en eux. Pourtant, je ne suis pas l'écrivain et je n'ai pas les pleins pouvoirs sur l'histoire. En tant que personnage, je ne peux que poursuivre ma trajectoire et mener ma barque bon gré mal gré. La vie n'est pas un livre, ou bien c'est un roman particulièrement médiocre sur lequel on essaie en vain de plaquer les schémas préétablis qui nous ont bercés depuis l'enfance et qui donnent leur forme à nos histoires. Mélanger le réel et la fiction ne mène à rien de bon et pourtant on est incapables de faire autrement parce qu'on ne nous l'a jamais appris. Nul ne sait de quoi demain sera fait. Plus on court après le bonheur et plus on a l'impression qu'il s'enfuit loin devant. Il faut donc vivre avec l'angoisse terrible de mourir un jour sans avoir été heureux. Carpe diem.
La vie finira peut-être par avoir raison de mon optimisme. Le souverain bien n'existe pas et sa quête à corps perdu ne peut que me conduire de désillusion en désillusion. Du coup, je me demande d'où vient cette soif de vivre qui m'habite. Je me cogne à longueur de temps contre des murs, je suis comme un train lancé à pleine vitesse et qui s'en grise jusqu'au moment où, sans prévenir, je quitte les rails et me ramasse encore. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Certes, admettons. Mais je me sens encore si jeune et si enthousiaste et j'en ai marre que la vie essaie de m'abîmer. Je ne peux pas rester aveuglée par des idéaux impossibles à atteindre et je ne me sens pas pour autant prête à y renoncer. J'aimerais que les autres personnages soient à la hauteur de mes espérances, à la hauteur du potentiel que je crois percevoir en eux. Pourtant, je ne suis pas l'écrivain et je n'ai pas les pleins pouvoirs sur l'histoire. En tant que personnage, je ne peux que poursuivre ma trajectoire et mener ma barque bon gré mal gré. La vie n'est pas un livre, ou bien c'est un roman particulièrement médiocre sur lequel on essaie en vain de plaquer les schémas préétablis qui nous ont bercés depuis l'enfance et qui donnent leur forme à nos histoires. Mélanger le réel et la fiction ne mène à rien de bon et pourtant on est incapables de faire autrement parce qu'on ne nous l'a jamais appris. Nul ne sait de quoi demain sera fait. Plus on court après le bonheur et plus on a l'impression qu'il s'enfuit loin devant. Il faut donc vivre avec l'angoisse terrible de mourir un jour sans avoir été heureux. Carpe diem.
dimanche 28 octobre 2012
Dans la maison
Dans le dernier film de François Ozon, M. Germain est un professeur de français plutôt blasé, incarné par Fabrice Luccini. Au début de l'année, il demande à ses élèves de rédiger un travail d'écriture : "Racontez votre week-end". Alors que la plupart des productions le dépitent, il tombe sur la copie de Claude Garcia. Un élève plutôt discret mais à la plume acérée : il raconte les moments passés dans la maison de son "ami' Raphaël Artol. Sous un style au plus proche du réel pointe une ironie qui séduit Germain ; ce portrait au vitriol d'une famille lambda s'achève sur la mention "à suivre". Germain décide dans un premier temps de remettre Claude à sa place mais le feuillet suivant de l'histoire, qu'il ne peut s'empêcher de suivre avec intérêt, le décide à prendre le jeune homme sous son aile et à le guider dans son travail d'écriture.
Je me demande si j'ai déjà pris autant de plaisir à regarder un film auparavant. Le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier celui-ci est jouissif. J'ai ri sous cape quasiment du début à la fin. La réflexion menée sur les rapports entre réalité et fiction, sur la façon de mener à bien une histoire ainsi que les liens étranges qui s'établissent entre Germain et son protégé : tous ces éléments m'ont tenue en haleine de la première à la dernière minute. On se rend compte progressivement que les personnages jouent un jeu dangereux. Sous son visage angélique, Claude est particulièrement redoutable et on se laisse complètement balader ; au bout d'un moment, on ne sait plus vraiment qui mène le jeu. La famille Artol vaut aussi le coup d'oeil ; c'est un délice de caricature. Et puis, il y a quelque chose d'extrêmement déstabilisant dans l'atmosphère de ce film. Beaucoup de malice, de faux-semblants, et au bout d'un moment des tensions qui vous font vous cramponner à votre siège. C'est mené d'une main de maître du début à la fin et mon seul regret est que ça se soit terminé trop vite. Un film à ne pas rater !
lundi 1 octobre 2012
Ce que le jour doit à la nuit (le film)
C'est l'histoire de Younes, un jeune Arabe qui débarque à Oran avec ses parents et sa petite sœur et va être élevé par son oncle parce que son père a perdu toutes ses terres et n'a plus les moyens de subvenir aux besoins de la famille. Younes est rebaptisé Jonas pour l'occasion, et on sent bien que ça vaut mieux pour lui parce que les gens ne traitent pas spécialement bien les Arabes... Sa tante donne des cours de piano et c'est ainsi qu'à l'âge de dix ans, il fait la connaissance d'Emilie, une fillette de son âge qui vit elle aussi à Oran avec son père. Un jour, son oncle est accusé de tremper dans des affaires louches alors la police française l'arrête quelques temps avant de le relâcher, le faisant passer pour un mouchard auprès des activistes dont il défendait la cause. Du coup, ils déménagent tous les trois à Rio Salado où Jonas devient ami avec une bande de jeunes Pieds noirs et tombe sous le charme de Madame Cazenave, une femme divorcée et une séductrice sûre de ses atouts. Elle met rapidement un terme à leur aventure. Un jour qu'ils sont assis à la terrasse du bar d'un de leurs amis, une apparition rend soudain les garçons muets d'admiration : une superbe blonde dans une robe à tomber. Jonas se dirige vers elle totalement hypnotisé et sans la reconnaître mais elle lui rappelle qu'ils se sont déjà rencontrés à Oran. C'est le coup de foudre, et pourtant... Jonas apprend très vite qu'Emilie est la fille de Madame Cazenave. Dès lors, il ne semble avoir d'autre choix que de renoncer à son amour.
J'ai adoré ce film : une grande histoire d'amour avec pour toile de fond la guerre d'Algérie (enfin surtout vers la fin, mais l'existence de Younes retrace bien en soi les rapports tendus entre les Français et les Algériens). Bien sûr, le film ne fait pas dans la dentelle mais c'est parce qu'il a l'étoffe d'une grande tragédie ! Les personnages font d'ailleurs plus penser à des héros cornéliens qu'à des individus lambdas. Et c'est précisément ce que j'ai aimé, ce côté grandiose : la beauté des personnages, des paysages, de la musique. J'en ai pris plein les mirettes pendant plus de 2h30. J'ai souffert avec eux, j'ai aimé chacun d'entre eux. Les acteurs sont vraiment bien choisis : Fu'ad Ait Aattou est à tomber tellement il est beau ! Nora Arzeneder est touchante dans sa détermination et sa fragilité. Le personnage de Simon m'a beaucoup émue aussi. J'ai vraiment trouvé que chacun tirait son épingle du jeu. J'aime le cinéma qui exploite pleinement ses capacités quand il réussit en même temps à faire passer de belles émotions. C'est le cas ici. Par moments, ça m'a fait penser au très beau téléfilm avec Richard Chamberlain Les oiseaux se cachent pour mourir. Après, je n'ai pas d'avis sur l'adaptation du livre de Yasmina Khadra parce que je ne l'ai pas lu mais en tout cas, cela me donne envie de découvrir cet auteur.
J'ai adoré ce film : une grande histoire d'amour avec pour toile de fond la guerre d'Algérie (enfin surtout vers la fin, mais l'existence de Younes retrace bien en soi les rapports tendus entre les Français et les Algériens). Bien sûr, le film ne fait pas dans la dentelle mais c'est parce qu'il a l'étoffe d'une grande tragédie ! Les personnages font d'ailleurs plus penser à des héros cornéliens qu'à des individus lambdas. Et c'est précisément ce que j'ai aimé, ce côté grandiose : la beauté des personnages, des paysages, de la musique. J'en ai pris plein les mirettes pendant plus de 2h30. J'ai souffert avec eux, j'ai aimé chacun d'entre eux. Les acteurs sont vraiment bien choisis : Fu'ad Ait Aattou est à tomber tellement il est beau ! Nora Arzeneder est touchante dans sa détermination et sa fragilité. Le personnage de Simon m'a beaucoup émue aussi. J'ai vraiment trouvé que chacun tirait son épingle du jeu. J'aime le cinéma qui exploite pleinement ses capacités quand il réussit en même temps à faire passer de belles émotions. C'est le cas ici. Par moments, ça m'a fait penser au très beau téléfilm avec Richard Chamberlain Les oiseaux se cachent pour mourir. Après, je n'ai pas d'avis sur l'adaptation du livre de Yasmina Khadra parce que je ne l'ai pas lu mais en tout cas, cela me donne envie de découvrir cet auteur.
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